Du canapé au kilomètre 42,195...

Du 18 décembre 2017 au 8 avril 2018
111 jours
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Un beau jour, sous une belle journée ensoleillée, je me suis dit : " Pourquoi pas essayer ? "

Il y a maintenant 2 ou 3 ans que je me suis lancé dans un nouveau sport, la course à pied. Mais pourquoi courir et après quoi (ou qui 😛) ? Des réponses, il peut y en avoir autant qu'il y a de joggeurs. Oui, joggeurs, c'est comme ça qu'on appelle ces drôles de personnes qui courent...

Pour ma part, c'est avant tout un dépassement de soi, un nouveau défi, un nouvel objectif. Bon c'est vrai, comme 90% des gens, ça sert aussi à se vider la tête, à ne penser à rien, à prendre un bol d'air pur, bla bla et bla...😉

Je me lance alors à la recherche de "plan d'entrainement" pour avoir quand même un minimum d'organisation. Au départ, je me lance dans un défi raisonnable, réussir à courir 30 minutes non stop. Je me dis "facile, c'est dans la poche ". Première séance, 10 minutes et j'ai l'impression d'avoir perdu mes jambes et d'avoir besoin de poumons tout neuf... " Combien tu as dit ? 30 minutes ? Impossible ! "

Seulement voilà, un défi est un défi et je ne renonce pas, je continue, séance après séance. Mon endurance s'améliore et mes courbatures augmentent... Je me dis que le prochain entrainement est irréalisable à moins de courir à quatre pattes... "Défi, dépassement de soi, challenge, go, go, go ". Mon cerveau est réglé, il faut que mon corps suive le rythme pas le choix. Comme par enchantement, le chronomètre sonne, " biiiiip ", 30 minutes. " Mais non, déjà ! "

Et maintenant ? C'est bien tu as couru 30 minutes et alors ? Le défi est déjà fini ? ... Pas de problème je vais en trouver un autre ...

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Les entraînements continus, semaines après semaines. Les premières facilitées apparaissent afin. Je peux désormais courir aisément 30 minutes sans avoir de courbatures le lendemain. Une routine s'installe et même parfois une lassitude.

Il pleut ? " Je décale, j'irai demain ". Puis arrive le lendemain je suis un peu moins motivé, du coup je reste dans mon canapé. Plus de " vrai " objectif en tête. On essaye de trouver d'autres sports pour changer et casser la routine. Vélo, natation, badminton.

Les sorties s'enchaînent, je m'équipe un peu et je m'offre une belle montre GPS. Féru de gadgets en tout genre, je me dis c'est la motivation qui me manque. " Mais oui, bien sûr, comme si la montre aller courir à ta place ! ". Au fil des séances, la montre m'indique " Record personnel battu ". Une certaine fierté et une satisfaction qui me font redoubler d'effort. Comme quoi, il en faut peu parfois.

Un beau jour arrive sous mes yeux une publicité sportive pour une course de 10 kilomètres, la Ronde des Vendanges. Tiens, pourquoi pas ?

Ni une ni deux, le nouveau défi était tout trouvé. La toute première participation à une compétition de course à pied !

Une course en 11 kilomètres pour être précis 😀.

Ronde des Vendages - Carcassonne
Ronde des Vendages - Carcassonne

" Oula ! Pourquoi on est tous serrés comme ça ! ". C'est normal, c'est la ligne de départ, tout le monde dans sa bulle, ou bien accroché à sa montre pour appuyer sur start. Et c'est parti. Les premiers kilomètres s'enchaînent, je pars vite, trop vite, comme tout débutant. Idem, novice, je rate le ravitaillement au kilomètre cinq, tant pis je finis. Mon entourage est là pour me soutenir, " challenge, défi, go, go, go... ".

Je réussis à finir la course, sans pause, sans marcher et le tout en 1h06. Pas mal pour une première, mais le sportif se dit, " Tu aurais pu faire mieux ".

Ce que je ne savais pas après une compétition, c'est que la motivation baisse. Logique, il n'y a plus d'objectif... Chacun à probablement son mode de fonctionnement, en tout cas pour avancer, il faut un objectif 😀. Je pars donc dans l'idée d'améliorer mon endurance et de me sentir à l'aise sur une heure de course.

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Viens alors un jour de fête où je reçois un beau cadeau pour m'accompagner dans mes séances de running. Je dévores les pages les unes après les autres et je trouves d’innombrables conseils qui me sont utiles encore aujourd'hui.

Mon endurance s'améliore, mon cardio aussi et les records tombent, meilleur temps au kilomètre, au cinq kilomètres,... la machine est lancée, on ne l'arrête plus... !

Enfin si, arrive le moment où, tu passes de trois séances par semaine à deux. Puis de temps en temps, tu cours une seule fois dans la semaine. L'overdose. Trop de sport en même temps. Entre les cours de natation pour passer le BNSSA, le badminton pour le plaisir et la course à pied, le cerveau dit " stop, un peu de repos s'il te plaît ".

De temps en temps je vais courir, pour " garder la forme " comme on dit.

Et de nouveau, une publicité vient d'arriver. Un semi-marathon... Impossible ! Courir pendant plus de deux heures non stop, sur plus de 21 kilomètres ?! Pas la peine d'y songer. Je laisse la publicité de côté.

J'y vais, j'y vais pas... Hésitation... Défi... Challenge... Dépassement de soi...

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Les jours, les semaines passent, pas de véritable objectif dans les sorties running. Je m'investis davantage dans mes soirées badminton où mine de rien, j'améliore également mon rythme cardiaque. Faire trois ou quatre heures de badminton intensif par semaine, c'est physique !

" Deux heures, c'est juste le double de ce que je fais habituellement, c'est jouable. " L'hésitation est toujours présente. Je vais de temps à autres sur le site web d'inscription, je regarde, je quitte la page, j'y reviens... Puis la fierté du sportif, l'envie de montrer que j'en suis capable, de dépasser à nouveau mes limites, je décide alors dans un grand moment remplit de confiance de m'inscrire à cette fameuse compétition et d'aller franchir la ligne des 21,1 kilomètres !

C'est parti, programme d'entrainement chargé sur la montre GPS, j'enchaîne mes 16 semaines du programme. Et pourquoi ne pas avoir un nouvel objectif dans le défi déjà lancé ? Et si je faisais le semi-marathon en 2h ? Soyons fous !

Durant les semaines qui passent, je me dis quand même que c'est un défi un peu fou. Une seule compétition de 10 kilomètres, cela fait tout juste un an que je cours et je me lance déjà dans un challenge impossible. Enfin bon, comme on dit, " si ton esprit est motivé, ton corps suivra ! "

Le dossard est là ! Remplis d’excitation et d'appréhension pour mon tout premier semi, ma première " grande distance ". Chaussures aux pieds, gels pour la source d'énergie en poche, dossard en main, poche à eau remplie, le top départ est lancé !

Résumé ? Seul pendant 21,1 kilomètres, c'est long !

Content de ma première expérience, je me résigne tout de même à me dire que les longues distances, ce n'est pas fait pour moi. J'ai eu la sensation de m'ennuyer et de trouver le temps long. Mon objectif fut atteint, franchir la ligne sans marcher. En revanche, le challenge des deux heures n'a pas été au rendez-vous. Il fallait bien une excuse pour que le sportif se dise une fois de plus, " tu aurais pu faire mieux ".

Le premier 21,1 kilomètres bouclé en 2h11 !

Une jolie boucle, un parcours agréable entre ville, campagne et bords du canal du midi, le tout sous un grand soleil. Je me suis étonné tout de même à récupérer mon souffle assez rapidement à la fin de l'épreuve. Comme quoi, il y en avait encore sous la pédale comme on dit.

Comme après toute compétition, le plus dur c'est la suite. Une fois l'épreuve terminée, l'entrainement est au point mort, notre paire de running reste au placard un petit moment. Un moment plus ou moins long en fonction de certains...

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Au fil du temps, le Running devient mon sport de prédilection au dépend des autres sports que je lâche petit à petit. Faire du sport au grand air, cela me convient parfaitement 😀. Mon nouveau métier me permets également d'être plongé au cœur du milieu sportif, de pouvoir échanger, discuter et partager autour de la même passion. A fond la forme ! (pour les connaisseurs 😉).

Durant mes sorties, je repense souvent au début, à mon objectif de 30 minutes non stop. " Insurmontable ", et aujourd'hui si facile que je ne cours pratiquement jamais moins de 30 minutes, car j'arrive à me dire que cela ne servira à rien d'aller mouiller le tee-shirt pour si peu...

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En fonction de la motivation du mois, parfois deux, parfois trois, j'essaie de prendre du temps pour aller courir au moins une fois par semaine. Je profites en général de mes pauses repas au travail. J'ai la chance d'avoir 1h30 de pause et des douches à disposition, alors j'en profite un maximum !

Arrive le jour où ton collègue t'invite à participer à une course. Je n'hésite pas une seule seconde et je file rapidement m'inscrire sur internet à ma prochaine compétition, les Foulées Impériales de Fontainebleau. Première participation à une course avec des personnes que je connais. Ma principale question arrive très vite, est-ce-qu'on a le même rythme ?

Et bien non. Et j'ai envie de dire, ce n'est pas grave il faut toujours courir à son rythme, à moins de vouloir se challenger un peu. Avoir une personne qui te motive à aller plus vite cela peut permettre de se dépasser et se surpasser. Je décide alors de suivre le meneur d'allure supérieur à celui que j'avais choisis au départ. Durant les 5 ou 6 premiers kilomètres, je tiens le rythme puis peu à peu, mon allure diminue. J'ai vu un peu grand pour cette fois. Pas grave, j'aurai essayé. A la clé, un nouveau record sur le 10 kms et une nouvelle course au palmarès 😀.

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Souvenez-vous, "plus jamais", "trop monotone", "je me suis ennuyé", ...

Nouvelle inscription, dossard 54248...

21.1 kms...

Et bien oui, malgré ma réticence à recommencer, je me relance dans un semi-marathon dans la plus belle ville du monde : le semi-marathon de Paris.

Plan d'entrainement, préparation, c'est parti pour une nouvelle expérience. Et quelle expérience !!!! Déjà, entre 600 participants sur mon premier et plus de 40 000 sur celui-ci, je me dis que je ne serai vraiment pas seul dans la galère 😀 ! Et pour parler de galère, nous avons eu la joie et le bonheur de faire les 21,1 kms sous des trombes d'eau ! Nous n'étions même pas encore parti sur la ligne de départ qu'on était déjà trempé jusqu'à l'os... Et le pire, c'est qu'on a payé pour ça ! 😀😀

Peu importe. C'est qui les warriors !

Un pur moment de bonheur et une très belle expérience. Les gens qui crient ton nom pour t'encourager alors qu'ils ne te connaissent absolument pas, les groupes de musique, et surtout la cheville humaine de coureur, tu ne cours jamais seul. Quelqu'un devant, derrière, à gauche, à droite, tu ne peux pas t'arrêter de courir, tu es porté par la foule. Tu arrives désespérément à prendre les ravitaillements en jonglant entre les milliers de gobelets au sol, les coureurs qui s’agglutinent, ceux qui s'arrêtent, qui te fonces dedans, et tout ça pour avoir un morceau de banane, pardon de la purée de banane détrempée par la pluie qui ne s'arrête pas de tomber...

Malgré tout, tu te surprends à arriver à l'avant dernier virage, les photographes sont là, positionnés pour le cliché parfait, et toi, tu fais genre que tu viens tout juste de partir de la ligne de départ, tu lèves les bras, tu fais un grand sourire et tu essaies de montrer que tu es frais comme un gardon ! Cheeeese !

Dernière ligne droite ! Et là, comme si tu te prenais pour superman, ça fait 21 kilomètres que tu cours, tu en a pleins les jambes, tu te mets à accélérer, comme si tu voulais arriver le premier. Seulement ça fait déjà une heure que les premiers sont arrivés ... C'est pas grave tu fonces à la recherche de la petite seconde bonus, et biiiip, tu passes la ligne d'arrivée !

Objectif rempli, faire un meilleur temps que le précédent. 2h tout pile. Pratiquement 11 minutes de moins. Top !

J'ai droit à ma médaille du finisher 😀, ... et surtout le droit d'aller prendre une douche chaude !!!

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Le temps passe, les sorties hebdomadaires s’enchaînent au rythme de la météo et des humeurs du moment... Je fais de belles rencontres à mon boulot, avec des discussions intéressantes et variées avec mes clients. On partage nos expériences et notre passion pour le running 😀.

Viens le jour où un de mes collègues m'affirme s'être inscrit pour le marathon de Paris. Je le félicite pour ce superbe challenge et l'encourage à prendre le plus grand plaisir. De mon côté, vous commencez à me connaître, je me dis que les 42,195 kms, ce n'est pas fait pour moi. Je regarde tout de même sur internet, je visionne quelques teasers de l'édition 2018, des vidéos des années précédentes... qui je l'avoue, sur certaines, me donnent quelques frissons d'excitations !

Et puis le temps continue son chemin. Et mon collègue me demande plusieurs fois, "alors tu t'es inscris ?" L'idée trotte dans ma tête sans vraiment aboutir à une décision ferme et définitive...

Je regarde encore sur le net. Je tombe sur des articles motivant et entraînant : "du premier au dernier, ce sont tous des champions !!!!!!!", "En tout, 42.500 coureurs ont franchi la ligne d’arrivée avec le sentiment d’avoir repoussé pendant plus de 42 km leurs propres limites', "C'était complètement fou"...

Et puis je tombe sur des chiffres qui me donnent le vertige :

  • 2,2 tonnes de fruits secs
  • 7 tonnes de pommes
  • 19 tonnes d'oranges
  • 24 tonnes de bananes de Guadeloupe & Martinique
  • 7 000 litres de boisson énergétique
  • 11 000 Gels Booster
  • 24 000 barres énergétiques
  • 24 000 Fruit boost
  • 440 000 morceaux de sucre
  • 560 000 bouteilles d'eau
  • 57 000 : total d'inscrits
  • plus de 250 000 spectateurs

L'idée continue à faire son chemin, quand je me décide enfin à me lancer, à affronter un nouveau défi, une nouvelle sensation, à explorer les limites de mon organisme... bon ok, on se calme et on redescend sur terre. Bref, je me suis inscris, ma souris a glissée et j'ai malencontreusement cliqué sur "Valider"...

Bien sûr tout fier, je le fais vite savoir autour de moi, puis peu à peu, je réalise...

Mais quelle idée de génie j'ai encore eu...

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J'oublie peu à peu le fait de m'être inscrit puis la vie reprend son chemin...

Je m'inscris sur des groupes de running sur les réseaux sociaux, je fais de nouvelles rencontres sportives, je commence à découvrir de plus en plus la course nature, le trail.

Je me découvre une nouvelle passion. Courir en forêt, je trouve cela moins monotone que le bitume et j'y trouve un plaisir plus grand. En groupe, c'est d'autant plus sympathique !

Quand je regarde les compétitions de trail, cela me refroidit un peu. Encore plus de kilomètres à courir qu'un marathon... plus de 6h de course... Bon ok, pourquoi pas. Un jour peut-être. Aujourd'hui, ce n'est pas pour moi... 😉😉

Je réalise également que mon dressing commence à être plus rempli de fringues de sport que de vêtements de ville... Dois-je m'inquiéter ? Je ne sais pas. Quoiqu'il en soit, je m'équipe, j'améliore mon équipement et continue à découvrir de nouvelles sensations dans la forêt de Fontainebleau durant mes sorties longues. Pour mes petits entraînement de moins d'une heure, je préfère encore rester sur le macadam.

Je m'inscris à une nouvelle course. Nouveau record, nouvelle médaille et encore un nouveau tee-shirt de sport en cadeau... 😀 !

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La suite au prochain épisode... 😉

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Un beau matin, je reçois un mail bien sympathique me rappelant à l'ordre.

M-3... Et oui, c'est déjà dans trois mois !

Ayant déménagé récemment, j'avais laissé la course à pieds de côté. Plus d'un mois sans sport... Je m'étais pourtant programmé un plan d'entrainement, censé commencer le 18 décembre... Autant dire que c'est un échec 😀. Avec un peu de motivation et surtout parce que je n'ai plus vraiment le choix, je reprends doucement mes entraînements.

Tellement doucement que la régularité n'est pas encore là... Je commence à me dire que les 42,195 vont être vraiment compliqué, surtout pour l'objectif que je me suis donné...Il va vraiment falloir s'y mettre, malgré le temps qui n'est pas fameux !

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Sur des courses d'endurance, on dit toujours que cela se gagne au mental.

Il y a de quoi s’entraîner en ce moment avec les températures qui descendent et la neige qui commence à arriver ! On enfile les collants, pulls et gants en soie et c'est parti ! On ne lâche rien ! Le -3°C, ça vous forge le mental ! 😀 Et je dirai même plus, avec toute cette flotte ça donne super envie...

Bon entre vous et moi, j'ai lâché une chose... La chose qu'il ne fallait probablement pas laisser tomber, le plan d'entrainement que je m'étais planifié...

Au vue de ma régularité et de ma motivation à le suivre, je me suis dit que cela ne servait plus à rien deux mois avant le jour J. C'est pour cela comme je le dit souvent, " ça sera au talent !!! ".

Je fais mes trois sorties par semaines, voir plus quand la motivation vient courir avec moi. J'ai récemment fait l'acquisition d'un nouveau joujou, alors je pratique aussi un autre sport complémentaire, qui m'aide dans ma préparation 😀.

Et comme ma passion évolue, et que j'apprécie la forêt, et bien le dimanche, c'est sortie longue obligatoire, avec les chaussures de Trail aux pieds !

On ne remarquera pas le trou sur le collant, résultant d'une belle chute dans les rochers... 
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Juste quelques photos des entraînements quotidiens, tout est dit dans le titre 😀

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Aujourd'hui, j'ai décidé de me tester sur le semi-marathon et voir si je peux améliorer mon chrono.

Résultat ? J'ai eu les jambes un peu lourde au kilomètre 19 mais j'étais plutôt bien durant la course. J'ai réussi à améliorer mon temps de 7 minutes 😀, et le tout en passant dans un kilomètre de boue ... !

Une belle performance personnelle qui m'encourage pour le jour J qui arrive vite, trop vite...

Ce week-end, première compétition sur une course trail. Je me suis inscrit sur le 23 km des Arcades de l'Aqueduc, qui se déroule à Milly-la-forêt. Une belle course dans le massif des trois pignons notamment.

J'ai eu l’occasion d'aller sur la reconnaissance du parcours des 11 km et cela m'a donné des ailes pour m'inscrire sur la grande distance 😀

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De quoi ? Dans 17 jours déjà !! Je ne suis pas tellement prêt à mon avis. Seul le mental nous le dira à partir du km 22. Pourquoi 22 ? Car j'ai jamais fait plus... Donc quand je serai à ce kilomètre, il ne faut surtout pas que je me dise, "c'est bien tu n'as fait que la moitié ... "

Il faudra se dire, il me reste juste deux petits entrainements de 10 kms 😀 ... Juste ça ...

Voici un extrait qui m'a plus. 5 minutes en plein coeur du marathon 2017...

Les vidéos du départ sont tout aussi impressionnante ...

Vivement que j'y sois pour vivre ce grand moment 😀 !

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Et voilà, la première course de trail de ma carrière 😀 !

23 kms dans le massif des trois pignons et Coquibus. Un joli parcours avec de superbes points de vue. Je m'étais fixé comme objectif de ne pas m'arrêter une seule fois ni de marcher, quelque soit le dénivelé. Et bien après deux heures et huits minutes, objectif rempli à 100% !

Un seule côte m'a obligé de marcher car c'était un vrai bouchon avec une belle file indienne de coureurs 😀. Les conditions climatiques étaient parfaites, un peu de soleil, ni trop chaud ni trop froid, c'était un vrai régal !

Je vous donne rendez-vous dans un peu plus d'une semaine pour le JOUR J ! Et oui déjà !!!

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Et bien voilà, nous y sommes !!!!

Nous passerons le stress de la météo depuis plusieurs jours...

La veille du mythique marathon de Paris, de retour de mes congés, je me rends au salon du running afin de récupérer mon dossard et mon sac coureur rempli de goodies 😀.

Tout excité, j'ai enfin le dossard de mon premier marathon !!!

Après avoir reçu mon sac, je tombe sur un mur... Non, ce n'est pas encore le kilomètre 30 avec le soi-disant mur du marathon, mais un mur où est affiché le nom des 55 000 inscrits à la course... Bien évidemment, je fais comme tout le monde je m'empresse de chercher mon nom et de prendre une belle photo 😀. J'ai quand même mis plus de 10 minutes à trouver sur les 100m du mur...

Tout fier et les jambes prêtes à courir, je rentre à la maison pour le repos obligatoire !

Get up ! C'est une belle journée pour courir un marathon ! Tenue légère recommandée. Paris vous attend, bonne course à tous.

Voici le SMS que je reçois dimanche à 6h du matin, alors que je suis en train de prendre mon petit déjeuner : pâtes complètes et un grand verre d'eau !

Yeessss Paris !!! J'arrive !!!

Sac à dos prêt, poche à eau remplie, gels ok, chaussures, lunettes, dossard, tout est opérationnel, me voilà parti pour ma première grande expérience qu'est le marathon !

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Mon arrivée au aurore me permet de profiter des rues qui sont habituellement embouteillées toute la journée. J'ai également le bonheur de voir partir les élites, les kenyans !!! Et surtout les handisports, très impressionnant. Cela donne encore plus envie de rentrer dans le sas de départ et de partir !!!

J'ai tellement envie de partir, que j'arrive à me positionner 1er de mon sas de départ ! Je suis juste en dessous de l'arche avec les milliers de participants derrière moi qui ont la même ferveur !! Ravi d'être à cette place privilégiée, (partir devant comme un kenyan 😀😀 ), j'attends le top départ. Mini échauffement, clapping, échauffement de la foule de runners et TOP c'est parti pour les 42,195 kms du Marathon de Paris !

Les premiers kilomètres s'enchaînent sans difficulté. Je suis bien, heureux d'être là, à courir dans les belles rues de la capitale.

Puis arrive le kilomètre 8... Paf ! Une ampoule ! Oui, déjà, au huitième kilomètre... Alors que je n'ai pratiquement jamais d'ampoule, il faut que ça arrive maintenant !

Tant pis, ce n'est pas une petite ampoule qui va m'arrêter !!

Bastille, Bois de Vincennes,... de beaux paysages, et des foules des spectateurs qui nous encouragent😀.

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Arrive la distance du semi-marathon. Aucun problème ! Des jambes qui commencent légèrement à se faire sentir mais la petite gêne se fait vite oublier dès le kilomètre 24. On continue ! L'allure est plutôt bonne, constante depuis le départ et 3h50 de prévu si je continue comme ça !

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Les supporters anonymes s’intensifient, t'encouragent avec conviction et crient ton prénom écrit sur le dossard. Surtout quand tu arrives au mythique mur du marathon, le kilomètre 30 !

Pour ma part, je n'ai eu quasiment aucune difficulté pour ce légendaire kilomètre, j'ai juste trouvé assez marrant de voir sur les côtés un mur fictif sur lequel était écrit 30 km😀.

Le vrai mur du marathon, je l'ai eu au kilomètre 37-38. Mes jambes sont devenues trop courbaturées, lourdes et j'ai craqué... Je me suis mis à marcher. Pour essayer de ne pas perdre trop d'allure et garder une dynamique, je me suis forcé à faire de la marche rapide. J'avais pourtant essayé de suivre la ligne verte symbolisant le parcours au sol pour me motiver et ne pas m'arrêter mais cela n'a malheureusement pas suffit...

Mon orgueil et ma fierté de vouloir finir ce marathon et d'atteindre le fameux tapis vert des 200 derniers mètres, je me force, je me tape un grand coup sur les fesses, je crie un bon coup et j'essaie de repartir en courant, à une allure plus que lente vu l'état de mes jambes...

50 mètres plus loin, rebelote, mes jambes disent stop, je remarche... Et m.."#4{%.. !

A trois kilomètres de l'arrivée, nouvel objectif ! Finir le marathon sans s'arrêter !

Pendant environ un kilomètre et demi, j'alterne marche et course...

Puis arrive le panneau "41 km". Et là, encore nouvel objectif ! Je cours jusqu'au bout !!!!

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Là, je lève la tête, une foule impressionnante de monde, des cris, des pancartes, des encouragements de tous les côtés, et surtout, un panneau, le dernier, "the last one", la der des ders comme on dit, le kilomètre 42 !!!

A ce moment là, il se produit l'impensable ! Mon cerveau décide de mettre sur "off" les douleurs, les courbatures... Une décharge d'adrénaline me propulse... Le sprint des 195 derniers. Un sprint fasse à moi-même, plus aucune douleur, juste une folle envie d'aller chercher cette médaille, de passer la ligne d'arrivée, de réaliser un exploit, de devenir finisher de mon premier marathon !

Et c'est chose faite, je cours ces derniers mètres avec un grand bonheur, et je réalise que ces 195 mètres sont tout simplement les meilleurs des 42 kilomètres !!!

Le best-of pour résumer tout ça !

Bravo ! Vous êtes marathonien, levez la tête et soyez fier. Votre chrono : 4:20:52 ! Merci d'avoir fait vibrer Paris ! Bon repos et à l'année prochaine.

(SMS reçu cinq minutes après mon arrivée)

Merci à toutes les personnes, famille, amis, collègues qui m'ont encouragés avant, pendant et après ! Une belle et excellente expérience 😀!